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Philosophie

Michel Onfray : «L’athéisme a ses bornés et le croyant ses éclairés ; et vice-versa»

Propos recueillis par Henri de Monvallier - publié le 21/07/2017

Dans , dernier tome de sa , Michel Onfray constate l’épuisement inexorable du judéo-christianisme qui s’inscrit dans le cycle de vie des civilisations : naissance, puissance, décadence et mort.

© Jean-Luc Bertini / Flammarion

Dans le premier tome de votre Brève Encyclopédie du monde intitulé Cosmos (Flammarion, 2015), vous nous invitiez à retrouver le sens du cosmos et de notre place dans la nature. Pourriez-vous préciser l’articulation avec Décadence (Flammarion, 2017) ? Comment passe-t-on de la philosophie de la nature à la philosophie de l’histoire ?

Cosmos s’initie dans la mort de mon père entre mes bras et dans l’essai d’explication et de compréhension de ce qu’il me transmet à ce moment exact où il quitte cette vie et où j’expérimente l’héritage de sa force. Je traque donc cette « puissance d’exister », pour reprendre l’expression de Spinoza qui est aussi le titre de l’un de mes livres, pour tenter de voir ce qu’elle est, d’où elle vient. Et je constate une chose simple : la philosophie occidentale en général, et la philosophie européenne en particulier, est anthropocentriste, elle fait tout commencer à l’homme. Pour ma part, je fais tout commencer à la première trace d’être – voilà pour quelle raison le sous-titre de Cosmos est : Une ontologie matérialiste . La question de la généalogie de ce qui est se trouve éclairée par ce que l’astrophysique nous apprend : tout ce qui est procède de l’effondrement d’une étoile sur elle-même, ce qui produit en chaîne des effets dans lesquels nous nous trouvons inclus par nécessité.

L’articulation avec Décadence est simple : ce que j’ai activé pour comprendre ce qu’est l’homme, je l’active pour comprendre ce qu’est l’activité de l’homme. Dans Cosmos , je propose une ontologie matérialiste, une philosophie de la nature ; dans Décadence , je présente une historiosophie matérialiste, autrement dit une philosophie de l’histoire – j’emprunte pour le détourner à mon usage le concept d’historiosophie au philosophe hégélien polonais August von Cieszkowski (1814-1894) qui a joué un rôle important chez Guy Debord, donc chez les situationnistes. La force issue de cette étoile effondrée initie et constitue une dialectique entropique : elle fait de nous ce que nous sommes, elle fait aussi de l’histoire ce qu’elle est, et de nous dans l’histoire ce qui est.

Un antagoniste n’est pas comme un animal qui apporte des réponses instinctives face à son environnement. Il est doué d’une nature humaine.

Et en tant que tel, celle-ci s’illustre bien en fiction par ses défauts. Donc le méchant de l’histoire possède une faille tout comme le héros. La différence cependant entre eux deux est que le héros est capable de surmonter cette faille dans sa personnalité alors que l’antagoniste ne le pourra pas.

La faille du méchant est tragique dans le sens où elle le détermine à sa perte. Il n’est pas dans le dessein de Dieu de lui accorder le salut, si vous préférez.

Considérez, par exemple, les deux archétypes du Héros Intrépide et de la Valise Givi E300 Monolock Unica uDP9maaLDC
Ces deux-là peuvent fonctionner conjointement dans une histoire d’autant plus que leurs failles sont sensiblement identiques. Ce qui les caractérise, c’est leurs difficultés à distinguer le bien du mal. Mais alors que le protagoniste comprendra ses erreurs et saura juger selon un code moral plus raisonnable, l’antagoniste se fourvoiera dans son jugement erroné sur le monde. Il ne pourra pas remettre en question son point de vue.

Ce qui signifie que la défaite de l’antagoniste n’est pas essentiellement due au protagoniste mais à sa propre faille qu’il ne sait pas intégrer. Dans Le Seigneur des Anneaux , Sauron est vaincu parce qu’il est incapable d’anticiper que Frodo détruira l’Anneau. Ainsi que dans Casablanca , le Major Strasser est vaincu parce qu’il ne peut comprendre le nationalisme qui anime Rick. C’est ainsi que le lecteur peut éprouver un sens de justice. La fin tragique du méchant de l’histoire est inhérente à sa fonction. C’est sa faille qui le pousse à ce destin funeste.

Quant aux actions du héros, bien sûr qu’il a élaboré des stratégies concrètes pour mettre à bas son antagoniste, mais la véritable victoire pour lui est de vaincre ses propres démons.

Souvent, les véritables intentions du méchant de l’histoire ne sont pas immédiatement accessibles au héros. Il lui faudra un peu de temps pour découvrir quel est son antagoniste et comprendre ses raisons.

Lorsque l’antagoniste est totalement éclairé, il s’avère être souvent bien plus brave que le protagoniste. Ce qui peut expliquer, par quelques défaites, pourquoi le héros de l’histoire connaît un grave moment de crise au cours de celle-ci.

Pour ne pas dévoiler trop tôt l’antagoniste, l’auteur peut employer un leurre. Ce sera un personnage qui aura toute l’apparence d’un antagoniste mais qui ne le sera pas. La révélation, cependant, ne doit pas intervenir plus tard qu’au début de l’acte Deux. Néanmoins, si l’histoire ne s’y prête pas, au moins que le lecteur soit informé du véritable antagoniste, ce qui crée une Sac à dos Dakine Switch Imperial bleu mDj6Zj1Eg
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À CROQUER

Visible du 17 juin au 17 septembre 2017

Exposition collective

Agapanthe (duo d’artistes Mulliez et Konné), Pilar Albarracín, Nicolas Boulard, Gilles Barbier, Mark Dion, Valérie Delarue, Véronique Ellena ,Charles Fréger, David Gouny, Natacha Lesueur, Léa Le Bricomte, Vincent Olinet ,Paul Rebeyrolle , Eduardo Srur, Stéphane Vigny

À l’heure de la cuisine d’auteurs, des chefs érigés en créateurs et autres pratiques culinaires, évoque les liens ténus qui se tissent entre l’art actuel et le contenu de nos assiettes. Que ce soit dans les livres de recettes, sur les plateaux de télévision, à la radio ou dans la presse, la cuisine semble soigner toujours davantage sa photogénie et ainsi être au coeur de nos vies. En atteste d’ailleurs l’apparition d’un vocabulaire inédit : cuisine bio, locavore, foodporn, slow food etc., qui alimente notre quotidien. C’est donc tout naturellement que le Radar concocte pour son dixième événement estival une exposition qui enchante aussi bien nos sens que nos papilles. La matière comestible y est envisagée tantôt comme un correcteur de la réalité, un souvenir de jeunesse, mais aussi un marqueur identitaire ou une image de vanité. En poussant la porte de l’exposition, les visiteurs découvrent un parfum d’enfance qui flotte dans l’air. Ici, la vidéo She Wolf de Pilar Albarracín met en scène un célèbre conte pour enfant. Là, ce sont les gâteaux de Vincent Olinet qui rappellent les fêtes d’anniversaire. Quant aux deux vanités du duo d’artistes Agapanthe, elles ressemblent étrangement aux restes d’un déjeuner de fast food pour l’une et la fin d’un goûter sucré pour l’autre. Si ces sucreries sont appétissantes, à y regarder de plus près, le glaçage dégouline, l’eau est trouble et les couleurs sont suspectes. Il en va de même pour l’oeuvre de David Gouny qui engonce la bouteille de Ketchup® dans un vêtement trop petit. Et, si tout le monde a un jour rêvé de mettre la pagaille dans les rayons du supermarché, la vidéo d’Eduardo Srur exaucera ce rêve en explorant à contrario, le statut passif et aveugle du consommateur face aux rouages de la grande distribution. « Dites-moi ce que vous mangez et je vous dirai qui vous êtes ». Charles Fréger, dans une certaine mesure l’oeuvre de Natacha Lesueur, ainsi que Gilles Barbier ont en commun de proposer des œuvres qui font la part belle à cet adage. Si selon Lévi-Strauss, la cuisine traduit inconsciemment la structure d’une société, l’univers gastronomique doit alors être examiné en tant que témoin des traditions et des identités. Détournés, les aliments se découvrent autrement et deviennent méconnaissables. Les artistes Nicolas Boulard, Stéphane Vigny et Léa Le Bricomte sont des virtuoses du renversement de situation et ont à cœur de déplacer le sens commun des choses, pour une nouvelle lecture du monde qui nous entoure. À partir de la manipulation des ustensiles de cuisine et de la matière alimentaire, les artistes produisent ici des œuvres hybrides qui n’ont pas fini de nous étonner. La nourriture dans tout ce qu’elle contient d’éphémère et de périssable est l’une des métaphores du temps qui glisse, de la beauté qui fane. Véronique Ellena, Valérie Delarue et Paul Rebeyrolle jouent, chacun à leur manière de cette image qui colle à la peau de nos denrées. Les vanités autant que la nourriture cristallisent les saisons qui passent. Et s’il n’y a qu’un pas entre la nature morte et ces allégories de l’impermanence, il suffit de le sauter pour se retrouver dans un cabinet de curiosités. Mark Dion est justement connu pour ses installations inspirées des célèbres Wunderkammern. Ici, les aliments sont esquissés sur une grande table où s’expose une quantité gargantuesque de desserts. Le dessin préfigure une installation qui ne sera finalement jamais réalisée. est ainsi pensée comme une exposition étonnante et détonante dans laquelle les œuvres sont appétissantes ! Sélectionnés pour la grande qualité de leur travail, les seize artistes de l’exposition ont abordé la nourriture tantôt avec un regard critique, une certaine délicatesse ou un imaginaire onirique, articulant et développant les problématiques qui traversent nos aliments et leur représentation. Face à ce témoignage d’un nouveau regard porté sur le contenu de notre cuisine, le spectateur ne peut rester indifférent. Celui-ci est tour à tour amusé, nostalgique, dégoûté, séduit, dérangé, intrigué par ce festin original qui ne manque pas de nous en mettre, et plein les yeux, et l’eau à la bouche. Justine Richard

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